Epilogos

Epilogos

Geneviève Charras
Journaliste rédactrice historienne de la danse
La Voix du Luxembourg, Luxembourg wort, Polystyrène, Repères, Turbulences Vidéo.

Epilogos, confessions sans importance.
Strasbourg 2004

Quand elles sont tandem, duo ou duel, elles taquinent les mots, bousculent la syntaxe ; les gestes demeurent sobres et poétiques, jamais aussi turbulents que le sens de ce qu’elles nous délivrent de l’univers de l’écrivain, en proie à l’absurde de la mort provoquée et admise ! On finit par s’y sentir très à l’aise dans cette atmosphère sombre… Mais « noir c’est noir », plus d’espoir sauf la distance de l’humour, de l’ironie dérisoire d’un inventaire sordide… Je l’ai tué parce que…Et pourquoi donc ne pas l’avoir fait ? Tiens donc ! Ce que l’une ne manque pas de faire, en flanquant à terre, le corps bien fumant de l’autre. A table, elles opèrent la chirurgie des gestes et des mots sans vergogne, sans distanciation… A peine une touche de recul ou d’observation des choses pour mieux se replonger dans le cynique.
Pas de panique à bord, elles avancent à découvert pour nous conter les frasques d’un tonton flingueur et non des moindres… Max Aub, très à l’aise dans leur corps.
Ells sont jubiulatoires dans ce registre qu’Aragon ou Breton n’auraient pas renié, pour le plus vif plaisir d’un spectateur égaré dans une librairie, découvrant deux conférencières en proie au verbe, débordant d’habileté ou de maladresse… à l’adresse du verbe…Au début n’était-il point « le geste » ?

16 novenbre 2004

Geneviève Charras